Bébé d’hiver ou bébé d’été : lequel choisir ?

Ou l’art et la manière d’appréhender les saisons… Aller, un article qui ne passionnera pas tout le monde, mais je me lance (quel courage, sous vos applaudissements).

On va donc parler… Bébé !

Youhouuuuuuu la folle épopée !!!

Je m’excuse par avance si ce sujet te passionne autant que le résultat du concours de drift sur le parking de la Foire-Fouille de Besançon (Merci Denis (enfin cela dit, ce mec raconte des trucs plutôt sympa, avec des photos dont je suis carrément fan, je t’invite donc à aller visiter son blog Mon Chat Aime La Photo – MCALP pour les intimes –  ici ) ).

Ne te sens donc pas obligé de poursuivre ta lecture si la motivation n’y es pas, va, je ne t’en tiendrai pas rigueur…

Donc, je ne sais pas ce que ça vaut pour toi, et tu en feras ce que tu veux (liberté chérie, je te renvoie à notre ami Houellebecq si tu te sens l’âme philosophe en la matière), mais après avoir traversé le long et aride chemin de la maternité, et ce à deux reprises (masochisme en-en-veux-tu-en-voilà), j’en arrive à la question suivante :

Bébé d’hiver ou bébé d’été : lequel choisir ?

Le bébé d’hiver

Selon mon humble expérience, cette version est cent fois plus pratique (et glamour, aheummm) !!! Et comme je suis d’humeur clémente (je fais mes nuits depuis quelques dizaines de jours (c’est plutôt pas mal à 34 ans) ), je m’en vais t’énoncer pourquoi, cher camarade…

Tout d’abord, tu le conçois au chaud, entre février et avril

C’est chouette, tu roucoules sous la couette après les fêtes, au moment où l’hiver semble ne jamais vouloir en finir, où les soldes te mettent dans un état de jovialité honteusement matérialiste. Et du coup, l’excuse de la fatigue, et ton soldistique petit top loose hors de prix, c’est tout trouvé si tu ne souhaites pas étaler à la face du monde ton nouvel état de binôme ambulant.

Tout comme l’excuse du régime sans alcool et sans charcuterie, parce que, il faut bien le dire, les fêtes de fin d’année ont été rudes… Personne ne t’en voudra ni ne le remarquera, et tes ébauches de formes rebondies viendront d’ailleurs illustrer ton propos…

Ensuite, deuxième avantage : le temps passe et tu attaques ton second trimestre en été.

Et là, tu peux arborer fièrement petites robes et sandales, joues roses sur teint de pêche, forme olympique, maillot de bain (et celui que tu veux, pas le une pièce avec soutif intégré et baleine antioxygénation en taille 90 G), sans pour autant nous jouer le remake de Sauvez Willy : le pied !!!

Tu profites de tes vacances sans craindre les longs trajets, tu peux t’offrir une virée à l’océan, à Rome (évite Dublin et Amsterdam, ce serait ballot et frustrant), et tu immortalises la chose pour futur mini-you en exhibant ton minuscule bidon sur Instagram (qui te parait énorme, et non bien entendu, tu ne te cambres pas pour l’exagérer…).

Arrive l’automne : troisième trimestre

Inexorable Willy.

Rien ne sert de lutter, la rétention d’eau grignote tes mollets devenus hippopotamesques. Ton jean de grossesse est trop petit. Ton manteau ne ferme plus. De toutes façons tu meurs de chaud.

Déprime de la rentrée… Là, plus qu’une solution :  te terrer dans ton congé maternité. Tu te caches sous des robes pulls et de gros collants épais. Avec tes  lowboots c’est plutôt mignon, et au final, tu en profites pour faire tes achats de Noël sans jamais faire la queue dans les magasins. Mais surtout, tu as la meilleure des excuses pour te vautrer lover au chaud dans ton canapé en buvant un thé (sans théine, bien entendu)…

Et il arrive !!! Lui, le précieux…

Il fait froid dehors, mais chez toi c’est tout moelleux. Tu le couvres de petites couvertures ultradouces, il se sent comme dans un cocon, et toi aussi. Tu caches tes kilos sous de gros pulls et des jeans, quitte à laisser quelques boutons ouverts. Et quand tu sors ta poussette de compèt’, il DORT bien couvert, bien au chaud… Il ne tombe pas malade car tu es en congé mater et que la crèche est encore un lointain horizon, exit les maladies infantiles (enfin, jusqu’à l’hiver prochain). En gros, tu te promènes et tu gazouilles près du radiateur, alternativement.

Puis le beau temps revient, et tandis qu’il s’éveille, les couvertures se font plus légères, les arbres revêtent leurs plus beaux atours, les oiseaux sont de retour. Cucul que tu es, va !

Pour ce premier été, tu peux exhiber avec fierté un marmot tout mignon, qui gazouille, qui se déchaine à quatre pattes, qui supporte la voiture (et donc les vacances !!!), qui s’éveille au monde en culottes courtes (petite chanceuse, ton feed Instagram frise la perfection…).

Bref, tu t’éclates !

 

Deuxième version, le bébé d’été…

Bon tu l’aimes également… MAIS il y a un énorme mais. Ou plusieurs. Respire un bon coup, tu te sens prêt ? C’est parti.

Au premier abord, ça fait rêver

Tu les vois d’ici, les photos de toi et de ton Namour allongés sur un drap dans l’herbe, à l’ombre des arbres, ou dormant dans son berceau à la lueur des persiennes d’un charmant mas de location dans le Lubéron. Et bien non, pas de folles illusions !

La mise en route

Tu le conçois en été (en pleine euphorie)  ou en automne (on se console comme on peut). Les jours passent, tu es fatiguée, ta mine est grise, de toutes façons tes collègues sont tous dans le même état que toi, remercie la déprime post-estivale qui te fait de sentir moins seule.

Sauf que, les fêtes de fin d’année arrivent. Et là, tu pleures. Adieu foie gras, Sauternes, Veuve C. chérie, bonjour nausées et exclusion du repas familial au profit d’une assiette de coquillettes sur le canapé. Tu es épuisée et barbouillée, et pourtant, tu es la seule à rester sobre…

Second trimestre

C’est l’hiver. Tu louches sur les jolies robes de grossesse printanières. Mais il fait froid. Donc tu attends. Avec des rhumes. Des angines. Des bronchites. Et bien entendu, tu n’as pas le droit aux médicaments car tu es enceinte. Chouette. Pas la peine d’en faire des caisses, tu saisis l’ambiance générale.

Heureusement le printemps et l’été arrivent

Sauf qu’à ce stade, tu es enooooorme. Tu ne rentres plus dans tes sandales. Tu as pris une à deux pointures de pieds. De toutes façons tes robes sont immettables (cf. les mollets d’hippopotame), tu optes alors pour le vieux pantalon bouffant qui date de ta seconde année de fac de Socio, accompagné d’une paire de Birken-shoes. La classe #Willy …

Il fait atrocement chaud. Tu renverserais bien tous ces verres de bières que tu croises en terrasse. Tu en as marre. Pas envie de plage, tu te sens moche, épuisée, obèse. Tu attends. Et si on ne t’a pas encore parlé du “duvet” (plus ou moins choubakien) qui recouvre ton ventre au dernier trimestre de grossesse, je te laisse la surprise, aller c’est cadeau.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, il arrive.

 

 

Sauf qu’il fait 35 degrés. Il a chaud, il boit énormément, de jour, de nuit… Tu dois le laisser en couches sous peine de déshydratation. Mais lui, il se sent perdu au milieu du néant. Tout nu. Donc il pleure. Il ne dort pas. Normal, il a chaud, comme toi…

Et la cerise sur le nourrisson, si tu as un aîné, c’est que ce sont les vacances d’été ! C’est merveilleux deux enfants, 24h/24. Respire. Tu les aimes… si, si, je t’assure…

L’automne arrive

Il fait froid. Tu regrettes l’été. Tout petit et fragile, il tombe malade. Il est enrhumé et avec le nez bouché, impossible de téter. Il hurle. Il ne dort pas. Tu fais la queue des heures chez le pédiatre. Il chope une gastro. Qu’il te refile. Et à ton mec. Et à tes parents. Qui, traumatisés, fuient les prochains baby-sittings. Là, tu te dis qu’un sèche-linge serait juste ton meilleur ami.

Les semaines passent, ton petit troll d’amour s’éveille. Tu le promènes en poussette sous ses couvertures moelleuses… Ce qu’il déteste, car il veut VOIR, il veut BOUGER ! Il se débat quand tu lui mets son manteau, abjecte entrave dictatoriale inventée par dieu sait quel parent zélé. Il se retrouve à moitié débraillé. Sauf qu’il fait -5°. Le cycle infernal rhume-pédiatre-gastro se profile à nouveau…

Et là ton mec, pragmatique,  te dit “Non, mais l’an prochain, on passera un bel été”.

Ok. En attendant, advienne que pourra.

Et toi, dis moi, quel modèle as-tu mis sur ta wishlist ?

bootsandpepper-boots-and-pepper-logo-blog

 

 

Sarah

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18 réponses sur “Bébé d’hiver ou bébé d’été : lequel choisir ?”

  1. Je ne l’avais pas lu celui-là il est excellent ! ( enfin comme d’habitude quoi ;-))
    Laisse-moi deviner : tu as d’abord un bébé d’hiver puis ensuite un bébé d’été ? ( N’applaudis pas, j’ai ce talent de devin depuis toujours)
    Et bien moi c’est exactement l’inverse d’abord un bébé d’été et ensuite un bébé d’hiver ! Et en te lisant je pense qu’il y a aussi le facteur premier bébé ou second bébé qui rentre vraiment en ligne de compte … puisque comme tu dis pour le deuxième il faut aussi composer avec le premier ! Et là en hiver je t’avoue que le sujet c’était sortir à tout prix (pour ne pas devenir tarée) et franchement quand il fait beau c’est quand même mieux ! En l’occurrence moi j’ai eu de la chance car il est arrivé début mars donc finalement c’était presque déjà le printemps et en plus il a fait beau très vite cette année … mais en plein hiver quand il fait gris et qu’il pleut (comme ça arrive quand même très souvent ici – même si le Bordelais niera toujours qu’il puisse faire un temps de merde chez lui); je pense que ça peut être un peu pénible …
    Et pour le bébé d’été j’ai été arrêtée assez rapidement c’est vrai et du coup j’ai vraiment adoré passer du temps toute seule au chaud sous la couette a regarder mon bidon gonfler (et les téléfilm de la six en début d’après-midi : symbole ultime du « je n’ai rien d’autre à faire » – qui me manqueraient presque aujourd’hui ;-))

    1. Haha oui tu lis en moi à la perfection… Le premier est bizarrement bien mieux passé que le deuxième, d’ailleurs ! (mais suis-je une exception… ? 😉 ). Et pour les téléfilms M6, voilà un luxe que je n’ai pu m’offrir depuis la 3ème ! 😀

  2. olala j’ai raté la reprise du service!
    Perso j’ai un bébé d’été (mi juillet) et à part noel sans foie gras j’ai bien kiffé.
    Congé mat mi mai avec le soleil, quand tout le monde commence à tirer la langue et attendre ses fichues vacances dété. Mode un peu baleine mais pas trop. J’avoue la Birkenstock a été ma meilleure amie. Une frangine instit qui a pu se rendre disponible pour ma petite déprime post partum et prendre le relais quand trop de fatigue pour un petite sieste (merci les grandes vacances.) Du beau temps, tout le temps en balade et en vadrouille et un bébé pas trop couvert que j’ai pu bisouter à outrance. J’ai eu une grossesse sans problème ça aide peut être à l’apprécier. Ensuite dans mon imaginaire de personne née en novembre (le mois des suicides …) je suis persuadée que les « bons » mois pour naître sont mars-avril et septembre -octobre… Me demande pas pourquoi mais je trouve que ce sont des mois cool, où le temps est assez clément, les gens sont dispo (pas en vacances ou de mariage), jsais pas si y a une étude là dessus mais j’imagine les gens plus heureux et disposés à faire la fête!

    1. Je te laisse tenter l’étude, ça pourrait être intéressant 😀 ! En tous cas, c’est sûr que le fait d’être aidée est précieux, mais justement moi pendant les vacances d’été je me suis retrouvée un peu démunie… Quoi qu’il en soit, je pense que d’avoir testé les 2 me suffit amplement, je laisse aux autres le plaisir de me raconter leurs futures expériences 😉 Bises

  3. Bébé d’hiver pour moi ! Il y a eu quelques contraintes…
    Enceinte, je ne parvenais plus à fermer mon manteau alors que glaglagla…. Et puis, j’ai les souvenirs des biberons à donner en pleine nuit. C’était dur de s’extirper de la couette toute chaude pour se retrouver dans le salon un peu frais ! J’enfilais les paires de chaussettes de Papounet avant de commencer l’opération biberon 😉 . On a explosé la facture d’électricité cet hiver là… Les sorties de 5 min avec bébé qui nécessitaient 10 minutes de préparation en amont, ça aussi c’était un peu relou. Par contre, qu’est-ce que ça a été cool de manger du foie gras, du fromage au lait cru et de picoler (un peu) à Noël (j’avais accouché 10 jours plus tôt) 😉

  4. Moi j’ai pris les 2, mais même si j’ai passé 2 grossesses plutôt sympa, j’ai un souvenir presque douloureux de mon angine en plein milieu de ma 2° grossesse (donc bébé d’été tu as deviné !). Et c’est vrai que c’est plus cool le printemps que l’automne quand bébé s’éveille !

    1. Oh oui les virus d’hiver en attendant le bébé d’été, quelle douce agonie… Heureusement que dans tous les cas, été ou hiver, ils grandissent et quelle que soit la saison, on peut un jour profiter d’eux à fond (et de nous par la même occasion)!

  5. Haha: J’ai bien ri! Quelle classe d’avoir eu un bébé d’été et un bébé d’hiver! Je suis morte de jalousie! MOi, je n’ai eu que des bébés d’été! Mais j’ai bien aimé m’habiller en été et exhiber mon gros ventre en maillot! J’ai eu la chance de ne prendre que très peu de poids pour les deux grossesses, du coup, je trouvais ma silhouette jolie. Mais j’ai chialé ma race lors des apéros estivaux. Et après.

    1. Haha mais j’ai toujours la classe, en toutes occasions ! 😀 Moi j’ai découvert une nouvelle capacité de mon corps à gonfler comme une baudruche, la technique de l’autruche est malheureusement vaine dans ce cas, surtout en été… MAIS réjouissons nous : nous avons dorénavant les 40 prochains étés pour nous rattraper (calcule le nombre de mojitos, je n’ose pas…).

  6. Très bel article et très beau résumé (par contre, jamais eu de duvet sur mon ventre au 3ème trimestre si ça peut en rassurer certaines ^^)
    Tess est un bébé de fin d’hiver. Conçue en mai et née en février. Assez pour être bien cocoonée à la maison et pour autant pouvoir vite mettre ses petites gambettes à l’air et couper le chauffage (car oui, un bébé d’hiver, ça coûte cher en chauffage, tout comme un congé mat en hiver ^^)
    A refaire pour bébé 2, je veux un second bébé d’hiver. Tu peux agir contre le froid mais pas contre la chaleur donc faudra qu’on essaie de reproduite le même schéma 😉

    1. Je suis tout à fait d’accord, des couvertures toutes moelleuses, c’est bien plus facile à gérer que de le laisser tout nu sur un drap ! Et le duvet j’étais paniquée la première fois, mais il est tombé en quelques semaines HEUREUSEMENT !!! 😀

  7. Ahah ! Il est génial, cet article !
    Enfin, un peu moins pour moi qui cumule un bébé d’été et un bébé de fin de printemps/début de canicule. Bref, j’approuve ton choix, et avec Mister F., on s’est dit que si 3ème il y a, on visera l’hiver, cette fois-ci ! 😉

  8. Ravie de te revoir par ici… ton humour m’avait manqué ! Perso, je rêvais d’accoucher au mois de mars ! J’ai eu une version d’aujourd’hui (7 ans, Oui, je pleure) et clairement, c’est pas la meilleure des options (pour toutes les raisons précitées (plus Noël avec des nausées énormes mais encore trop tôt pour l’annoncer à tout le monde)… puis j’ai eu une version de mai….,’est déjà un peu mieux !
    Et les tiens c’est lesquels ?

    Bonne journée
    Virginie

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