Trucs et astuces shopping pour survivre à ton allaitement (avec bonheur, joie et félicité)

Comme vu précédemment, j’ai connu pas mal de galères lors de la mise en place de mon allaitement. Je ne te donnerai pas ici de conseils sur la physiologie de la lactation, position, production et autres réjouissances, mais si d’aventure la perspective nichonnesque te tente, pour ces questions je t’invite vivement à consulter la mine d’information qu’est le site de la LLL et ce, de préférence AVANT l’arrivée du vampire, histoire de savoir à quoi t’attendre (et non, ce n’est pas une secte qui promeut, mais une association qui soutient, et oui, il s’agit bien des réunions auxquelles se pointe vaillamment Louise Bourgoin dans Un heureux évènement (film que je te recommande au passage, mais ne fais pas la même erreur que moi, évite de le regarder pour fêter le début de ton congé maternité, de surcroit si tu attends ton premier enfant), réunions auxquelles j’ai participé une fois… et qui sont d’un grand réconfort si tu veux te rassurer et réaliser que les mères qui choississent d’allaiter sont très nombreuses à ramer autant (voir plus) que toi (avoue-le, ça soulage, à bas l’empathie), et ne sont pas des hallucinées sorties tout droit d’une communauté anarchiste).

Pour commencer, allaiter ta grandiose descendance peut être (et je te le souhaite de tout cœur) instinctif et easy-finger-in-da-nose. Mais, il y a quand même des petits trucs à savoir qui permettent de faciliter les choses, et de mettre tout en place dans les meilleures conditions, car rappelons le, après avoir accouché, tu pèteras la forme tout-ça-tout-ça, et tu n’auras vraiment pas besoin de soutien… Et pour en avoir parlé avec de nombreuses comparses, ce n’est pas forcément à la maternité que tu auras les meilleurs informations. Ni des informations tout court, cela dit… Mais nous nous éloignons du sujet !

Voilà donc une petite liste shopping, non exhaustive, totalement personnelle et subjective, mais qui m’a tout simplement permis de survivre. Au pire, tu perds 30 à 50€, au mieux, ça sauve ton allaitement et ton sommeil !!! (au passage, compte tenu de ma notoriété Ô combien inégalée, il va de soi que rien dans cet article n’est sponsorisé !)

Pour lutter contre les crevasses, ce fabuleux moment où tu assistes avec désarroi (et en serrant les dents) à la dissolution  de tes mamelons :

  • Huile base VEA Olio, à tartiner après chaque tétée sur les mamelons. Pas besoin de rincer avant la tétée suivante, et bien moins allergène que les crèmes à base de lanoline (qui font d’ailleurs flamber les infections si jamais ça devait t’arriver… Devine qui a testé…) ou Castor Equi (pas cher mais tu dois rincer à chaque fois, donc trèèès relou. Surtout à 2h du mat. Et 4h. Et 5h30. Tu saisis l’idée?). Compte environ 15€ le mini tube, certes pas donné, mais ça dure vraiment très longtemps, bien un mois en usage intensif (16 à 20 fois par jour… Souvenirs, souvenirs…). Ce lourd investissement n’est de toutes façons pas perdu, car s’il t’en reste, c’est parfait pour tous les petits bobos, lèvres gercées, etc., car ça favorise la cicatrisation.
  • Compresses hydrogel Medela : assez cher (15 € les 4) mais essentiel selon moi, cela peut littéralement te sauver la vie en cas de crevasse(s) et t’épargner une « non-cicatrisation » sur des semaines. Tu peux aussi les couper en 2 ou en 4 (les compresses, pas les mamelons), ce qui permet de les utiliser encore plus longtemps.
  • Bouts de sein en silicone (5€) : tout comme les compresses, tu n’en auras pas forcément besoin, mais si tu as trop mal, mieux vaut les avoir à portée de main au lieu de se retrouver en larmes un dimanche à 4h du matin (c’est toujours à 4h du matin…). Il en existe de toutes les marques, prends les assez « grands », histoire qu’ils ne se fassent pas la malle quand Dracula s’en saisit avec délicatesse.
  • Coquillages d’allaitement : une découverte, conseillée par ma super sage-femme. Je ne les ai pas portés longtemps, mais quel soulagement pour aider à la cicatrisation, je ne regrette pas DU TOUT mon achat ! Déjà, soulagement immédiat, car le contact du coquillage sur la peau est frais, et réduit instantanément la douleur. Ensuite, la cicatrisation est accélérée grâce aux gouttes de lait en contact constant avec les crevasses.
  • Une tétine. Tu es pour, tu es contre, peu importe. Tu verras. Avant, tu avais des principes. Mais ça, c’était avant. Maintenant, tu es maman, et l’outil du démon sera ton meilleur allié le jour où tu formuleras cette scandaleuse requête : dormir plus de 10 minutes d’affilée.
Pour allaiter où tu veux sans avoir l’impression de te promener à poils H24 :
  • Des coussinets jetables (pour éviter les glamourismes types fuites). Si tu peux, choisis deux ou trois marques différentes pour tester, car certaines peuvent être irritantes en fonction de la sensibilité de ta peau. Je te conseille de ne pas trop voir au rabais dans un premier temps, si tu ne veux pas avoir l’impression pénible d’arracher un pansement, et donc la moitié de ton cher et précieux mamelon toutes les 2h, car ça « colle » (glamourismes, j’ai dit) . Ici, petit faible pour les Medela, dont j’ai apprécié la forme et la texture. Je m’en suis cependant très peu servi car ce glorieux épisode n’aura duré que deux ou trois semaines (ensuite, plus de soucis de fuites). Si tu veux investir dans des coussinets lavables, il vaut mieux attendre quelques semaines, que tout soit mis en place. Idem, ne lésine pas sur la qualité, encore Medela pour ma part.
  •  Deux soutifs d’allaitement pas cher et sans baleines, plutôt coton ou micro fibres (H&M, Verbaudet, La Halle, Kiabi, etc.). Par la suite, tu pourras investir dans des modèles de plus grande qualité genre Anita ou Mammae (quand ta taille sera stabilisée et que tu seras sûre d’allaiter). N’attends quand même pas trop pour en acheter qui te vont parfaitement, car s’ils ne sont pas adaptés et ajustés, tu risques un sympathique mal au dos, ou même des engorgements ).
  • Pour la maternité et les premiers jours, tant que tu ne sais pas quelle taille choisir, mieux que les soutifs, n’hésite pas à prendre des débardeurs d’allaitement avec brassière de maintien intégrée. C’est top pour dormir aussi.
  • un ou deux hauts d’allaitement si tu accouches en été (j’ai trouvé les miens pour à peine 10€ en soldes chez Verbaudet) pour ne pas avoir à se déshabiller intégralement à chaque fois. Lorsqu’il fait moins chaud, fais au plus simple : chemise ou blouse avec boutons, ou simplement un débardeur sous ton T-shirt ou pull (tu lèves le t-shirt, tu baisses le débardeur, ton ventre reste au chaud, rien de bien original en fait).
Et pour ton confort personnel, parce que tu vas y passer du temps :
  • Un coussin d’allaitement (qui sauvera aussi tes nuits au dernier trimestre de grossesse, et que tu recycleras comme coussin pour les câlins-histoire-du-soir).
  • location d’un tire lait électrique, à te faire prescrire dès la sortie de la maternité. Mieux vaut l’avoir sous le coude, même si tu ne comptes pas tirer ton lait (dépanne en cas d’engorgement, ou pour avoir un biberon si tu as l’idée saugrenue de vouloir sortir avec tes potes SANS ta marmaille). Un Medela double c’est ce qu’il y a de mieux. Tu peux le louer en pharmacie ou sur internet

 

Enfin, si jamais ça ne se passe pas génial (douleurs, crevasses, etc.) n’hésite pas à contacter une conseillère en lactation au plus vite (SOS allaitement Toulouse, par exemple), une animatrice LLL, ou une sage-femme qui s’y connaisse vraiment (sur Toulouse, je peux te conseiller la mienne au besoin).

N’hésite pas à me contacter si tu as envie ou besoin de plus amples détails, quelques modestes conseils, ou juste un peu de soutien !

La bise lactée, et bon début de semaine !

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