Des brindilles et des plumes, au crépuscule.

ymum

Ce soir, je me sens comme un dimanche soir. Le weekend a été paisible, et bien rempli à la fois. Demain, je n’ai pas à aller travailler, encore quelques mois avant de reprendre le chemin de l’école. Pas de trac, pas de spleen.

Nous avons pris le temps de ne rien faire, avons été dîner chez les parents d’un ami. Ils ont un grand jardin, et Lilie en a profité pour courir, dénicher des trésors, trouer ses collants, se planter une épine dans le genou…

Nous sommes rentrés tard, pas non plus à l’aurore, mais juste assez pour que ce matin, nos loupiottes nous offrent le luxe d’une heure de sommeil supplémentaire. Ce qui est déjà beaucoup.

La journée a été calme, les filles ont joué toutes les deux, partageant les premiers moments d’une complicité entre soeurs qui ne fait que grandir chaque jour.

J’ai souri, profité de mes filles, de mes amis, de mon mari. Nous avons joué au ballon dans le salon, tenté une ébauche musicale de piano à 6 mains (dont deux paires minuscules). Mais ma légèreté habituelle, la saveur de ces moments n’y était pas.

Vendredi dans la nuit, le fiancé d’une personne qui m’est chère est parti. Après des mois de lutte et d’espoirs, en vain. Et elle, elle se retrouve avec ce poids, cet amour perdu, à 28 ans. Un effondrement. Un crépuscule, bien avant l’heure.

Je n’ose imaginer sa douleur. Je regarde les miens, avec un voile sur le coeur. Plus de mots. Le silence suffit.

Je reviendrai dans quelques jours, avec plus de frivolité. Et en attendant, une pensée, un soupir, une lueur, au crépuscule.

 

Une réflexion au sujet de « Des brindilles et des plumes, au crépuscule. »

  1. Toutes mes pensées vont vers vous. La vie est parfois si injuste! et en même temps si précieuse… je vous embrasse tous les quatre (même s’ils m’en reste trois à découvrir)

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