J’ai un problème avec le rose

Voilà. C’est dit. J’ai un problème avec le rose.

Mon addiction a commencé il y a quelques mois, voir un an je dirais… Voir trois.

Alors oui, reprenant le bon vieil adage « Avant, j’avais des principes, maintenant, je suis maman », je m’étais juré que ma douce progéniturE (avec un grand E), ne me ferait jamais le coup du total look rosado-pink. Mais ça, c’était AVANT.

Ahahahaha naïveté quand tu nous tiens ! Douce primi bobofriendly, un peu féministe sur les bords, tu l’imagines en marinière bleue cette minuscule nymphette… Que nenni !

Heureusement pour toi, ça commence insidieusement… Tout d’abord, l’étape fatidique : la première échographie. La vraie. L’officielle. Celle qui transforme ton petit Casper de quelques millimètres en véritable survivant. Allélujah, c’est un HUMAIN, tu es VRAIMENT enceinte (je t’en ai déjà parlé, non-non-non je ne suis pas de nature pessimiste et ultra-angoissée…). Pour peu qu’il suce son pouce ou agite ses petons modèle réduit, tu es déjà fichue… Car de surcroît, le gentil monsieur qui te ruine les abdos en appuyant avec douceur son ustensile échographique sur ton ventre plat de premier trimestre de grossesse (mouhahaha), t’annonce avec fierté « Tiens, on le voit bien, il semblerait que ce soit une fille ». Complètement euphorisée, tu ressors de là, tes petits clichés aux tonalités gris anthracite si expressifs sous le bras, prête à annoncer à la Terre entière à ta famille , qu’il ne s’agit, non seulement pas  que de la venue au monde d’un mirifique être humain 50% toi, mais Ô bonheur, de l’arrivée imminente d’une… FILLE. Qui s’exhibe déjà en tant que telle, du haut de ses 12 semaines d’existence. Alors là, me direz-vous, j’aurais pu sentir le vent tourner, j’aurais dû me méfier…

Soit. Une fille. Et là tu peux commencer à la préparer ta moue de circonstance, celle que tu vas devoir dégainer quand les premiers « cadeaux » que tu recevras seront unanimement froufrouteux, flanqués d’étoiles, brodés de licornes, et irrémédiablement… Roses.

Puis vient le moment où tu commences à nidifier. Tu te promènes, tel un culbuto, dans de jolies boutiques de puériculture (je te prépare un article là-dessus, justement, rapport à ta CB qui me semble un peu délaissée). Tu te penches sur le rayon vêtements pour mini-humain. Et là, le choix est cornélien : robe en liberty (rose hein, si tu suis), ou  polo kaki. Tu poursuis ta route. Nouveau dilemme : pyjama étoilé (rose, c’en est désarmant), ou marron orné de tracteurs. Je n’ai rien contre le salon de l’agriculture, mais concernant l’accoutrement de mon précieux, je rêvais d’un peu plus de douceur… Tu erres parmi les limbes, découvrant avec effroi les possibilités infinies qu’offre cette teinte chérie, du rose églantine au rose saumoné, du corail au fuchsia, du grenadine au pivoine… Sauvez-moi !

Tu frôles l’indigestion. Simone de Beauvoir s’en retourne dans sa tombe. Ta super copine, déjà maman d’une petite chose rosado-pinky-girly, ricane en douce face à ton désarroi. Et t’offre une microscopique paire de chaussettes marron ET fuchsia.

Les mois, les années passent. Tu oublies ce que le mot grasse-mat signifie. Tu réalises que la fabuleuse petite blouse BonTon offerte par Tata Catherine est finalement moins pratique que le T-shirt Hello Kitty Kiabi que tu as récupéré de la crèche (et gardé, vilaine), un soir ou mini-you avait décidé de laisser s’exprimer ses talents créatifs sur son immaculée garde-robe (à savoir, tous les jours, au final).

Tu fais le point sur son placard, atterrée : plus la peine de lutter.

Et puis tant pis, sur Instagram, ça fait joli…

Et puis tant pis, il faut aussi avouer qu’héritant d’une progéniture au fort penchant chauve assumé, tu en as marre de rétorquer « elle » à ces gentilles mémés qui s’époumonent à coup de « Mais qu’il est mignon ce petit garçonnnnnn! ». Il a un noeud rose de 25m2 sur le torse, Bordel, « ce petit garçon » !

Enfin bref, trève de vulgarité, je me suis réveillée un matin avec une princesse à paillettes dans la chambre d’à côté. Et au final, je m’y complets. Je pense avoir été également contaminée. La preuve en images…

Et parce que, quitte à être fouttue, autant le vivre pleinement, pour fêter l’arrivée du printemps Dame Lilie a hérité d’un magnifique blouson… rose. Avec une étoile. Et une licorne. Damned.

Mais bon, comme le disait si justement une amie il y a peu de temps, on peut toujours changer le monde, même avec une jupette à paillettes (@pasyphae).

Et toi, dans quel camps es-tu ?

La bise framboisée, et une très belle journée à tous !

5 réflexions au sujet de « J’ai un problème avec le rose »

  1. J’ai deux filles, j’ai réussi à lutter un peu dans les 2 premières années puis la princesse qui est en ma grande a eu le dernier mot… J’ai capitulé! du rose, oui, mais pas tout le temps et pas cul cul. Oui oui, ça existe! Y’a un milieu entre hello kitty de l’enfer et bonton jaune moutarde, hein ;o)

    1. Non mais on est d’accord, y’a un truc louche quand même !!! Car franchement, le jour où elle a prononcé le mot « princesse », je me suis demandée d’où ça lui était venu… Le rose a suivi, irrémédiablement ! Et oui, il y a un milieu : le « bleu-elsaaaaaa » AU SECOURS 😀 . Et les Tatas s’en donnent à coeur joie … !!!

  2. 3 garçons. No comment… Si, attends, j’essuie juste la larme (rose) du coin de mon oeil.
    Des bisous à rayures bleues!

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