Pourquoi j’ai choisi de (re) prendre un congé parental 18 mois après la naissance de mon deuxième enfant

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Bam. Un congé parental. Depuis quelques semaines, je cours partout sans savoir réellement où je vais. Depuis quelques semaines, les nuits hachées et les journées (trop) remplies s’enchainent à la perfection. Et pourtant, des solutions s’offrent à nous lorsque nous nous rendons compte que notre quotidien ne nous convient plus.

 

Un congé parental, alors que ma seconde fille va avoir 18 mois dans quelques jours, je pensais que cela n’était pas envisageable.

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Or jusqu’aux trois ans de votre dernier enfant, vous pouvez formuler une demande de congé parental à temps plein ou temps partiel : votre employeur ne peut pas vous la refuser, et la Caisse d’Allocations Familiales peut éventuellement vous verser des prestations, en fonction de votre situation. Le congé parental ne fait pas forcément suite au congé maternité, et peut être partagé entre les deux parents, ce qui permet d’ailleurs de le prolonger.

Après plusieurs mois de questionnements, j’ai sauté le pas. Cette décision de mettre en pause mon activité de professeur des écoles n’a pas été la plus facile à prendre, la culpabilité et le jugement des autres n’aidant jamais dans ce type de remise en question. D’autant plus lorsque l’on exerce un métier idéalisé par la plupart des gens…

« Professeur des écoles, le métier idéal lorsqu’on est maman… »

Les stéréotypes et les préjugés ont la vie dure, mais c’est encore une autre (bien longue) histoire  😉 !

Alors oui, j’ai bien conscience d’être, d’une certaine façon, assez privilégiée : j’ai choisi de quitter Paris pour une ville de province où le facteur transports en commun n’est pas des plus handicapant. Je suis enseignante, avec des vacances scolaires et des horaires que tout le monde m’envie. Oui. Alors pourquoi ?

Parce que « Oui, mais… », justement.

 

Pourquoi demander un congé parental longtemps après la fin de son congé maternité ?

 

J’aime mon métier d’enseignante

J’aime arriver à l’école le matin le pied trainant et la cerne lourde, puis croiser ces sourires et ces regards dans la cour de récréation qui me donnent la pêche dès 8h27. J’aime rire avec mes élèves, les aider à progresser, réfléchir en équipe sur leurs besoins pédagogiques et leurs bonheurs d’enfants. J’aime me former, me questionner, expérimenter, et voir dans ces dizaines de petits yeux éveillés, l’étincelle qui jaillit tout à coup « Aaaaaaaahhhhhhhhhh mais ça y est j’ai compris !!! ».

Et pourtant, je dois bien avouer qu’après une très longue journée de travail, lorsque le rush du soir avec mes propres enfants est terminé, je n’ai que peu de force pour me lancer à nouveau dans des préparations de cours, dans des évaluations, des bilans, des remédiations. C’est un métier vocation, qui nécessite un investissement émotionnel et personnel que je ne me sens pas en mesure de lui accorder en cet instant t.

Il aura fallu plusieurs déclics. et notamment des pleurs répétés, dûs à la fatigue accumulée, la patience qui s’amenuise, l’irritabilité latente qui se propage à toute la famille tel un virus affamé.

J’en arrive aujourd’hui à un double sentiment d’échec :

Je ne me sens pas assez disponible pour mes enfants.

Malgré des horaires relativement flexibles (oui, je peux certes partir à 16h en cas de besoin, mais c’est sans compter sur le minima de 2h de corrections qui s’ajouteront aux 3h de demain si je décide d’écourter ponctuellement une journée de travail), j’ai l’impression de courir constamment, tout en n’étant finalement pas assez présente pour répondre à leurs besoins en terme de santé et d’émotions. Je récupère à bouts de bras mes enfants vers 18h, en larmes, exténués, je ne croise jamais leur enseignant pour échanger quelques mots. Je jongle avec les rendez-vous médicaux, car ils sont systématiquement malades une semaine sur deux, il parait que les défenses immunitaires se font avec le temps… Une chose est sûre, elles ne seront pas petites bien longtemps, et je ne veux pas perdre ces années en attendant avec avidité qu’elles soient trop grandes pour mes bras de maman fatiguée…

J’ai bien conscience que la plupart des parents qui travaillent ont des vies tout aussi complexes à organiser, voir plus si l’on ajoute à cela un patron les fusillant du regard s’ils quittent le bureau avant 19h, et que l’on ajoute à ce marathon 1h30 de transports. Là n’est pas la question, chacun se démène comme il peut, avec ses propres impératifs. J’ai eu, pour ma part, la chance de pouvoir me poser la question…

Je ne me sens pas assez disponible pour mes élèves.

Les nuits en pointillé avec deux enfants en bas âge me font commencer ma journée à bout de souffle. Les préparations bouclées la veille à 23h30 ont, pour le coup, le mérite d’être encore bien fraiches dans ma mémoire. Je tiens les heures d’enseignement grâce à leurs vivacité d’enfants, ces instants partagés qui sont, je dois bien l’avouer, un vrai carburant !

Mais lorsque je dois malencontreusement poser une journée enfant malade car la crèche vient encore de m’appeler, et que je sais qu’ils resteront sans activités, sans remplaçant, baladés de classe en classe, assis par terre à faire des coloriages, mon coeur d’enseignante se serre, mon estomac se retourne. Je passe sur les soupirs des collègues, qui bienque bienveillants, savent que leurs effectifs seront inévitablement surchargés.

Enfin, oserais-je dire que je ne me sens pas assez disponible pour moi ?

Aller, oui, j’ose. Mais je ne développerai pas. Pas ici du moins ;-).

 

Alors j’ai choisi de prendre un congé parental tardif 18 mois après la naissance de ma seconde fille.

 

 

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Je ne savais pas que l’on pouvait y avoir droit, une fois le congé maternité bel et bien terminé, mais jusqu’aux 3 ans de votre dernier enfant, il ne peut pas vous être refusé. Financièrement, la Caf peut vous aider, les sommes des prestations versées sont certes peu élevées, mais en économisant sur le mode de garde, cela peut valoir le coup de calculer.

Je vais donc retrouver le temps

Celui de pouvoir, chaque matin, déposer mes enfants à l’école et à la crèche à l’heure des mamans, saluer les enseignants et échanger les quelques mots qui permettent d’entretenir le lien, et de désamorcer les moindres difficultés dès qu’elles se présentent.

Je vais pouvoir emmener ma fille chez le pédiatre tous les 15 jours pour son énième bronchiolite de l’année, et ne pas m’effondrer lorsqu’elle me dira « Avec la crèche et l’hiver, vous aller en reprendre pour minimum 6 mois… ». Non. Je pourrai garder ma fille lorsqu’elle aura besoin de moi.

Je vais pouvoir me lancer dans les autres projets d’écriture qui me tiennent à coeur, et me laisser ces quelques mois pour réfléchir à une éventuelle possibilité de reconversion qui me laissera plus de temps disponible à la maison.

J’ai la chance de réaliser que je ne veux plus vivre comme avant, à l’aube de mes 35 ans. Alors je la saisis, cette chance. Et j’espère de tout coeur, que si un jour elle se présente à vous, vous saurez en faire autant.

 

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55 réflexions au sujet de « Pourquoi j’ai choisi de (re) prendre un congé parental 18 mois après la naissance de mon deuxième enfant »

  1. Je dois reprendre au mois d’avril, j’ai fait la demande pour un 80% en croisant les doigts pour que le mercredi soit accepté…
    Justement pour essayer de ne pas avoir cette sensation dont tu parles, de n’être vraiment présente de manière qu’à qualitative avec personne. Parce que trop c’est trop…

    1. D’après ce et que je sais on ne peut pas te refuser le mercredi quand tu demandes un 80% Si tu as 1 ou dès enfants de moins de 3 ans. Courage. Je dois reprendre fin mars et je suis loin d’être prête je n’ai pas envie de quitter mon doudou pour le déposer à 6h Le matin 1 semaine sur 2 chez La nounou . Son papa s’en occupera l’autre semaine..
      quand à prendre un congé parental vu l’aspect financier c’est carrément impossible..

      1. Hello ! Il me semble que le 80 ou 50% ne peut pas être refusé, en revanche ton employeur est libre de choisir le ou les jours concernés. Mais j’ose espérer que la plupart sont arrangeants… Pas facile de jongler avec des horaires compliqués, on se met souvent une grosse pression alors que nos enfants, finalement, s’adaptent très bien à toutes les situations. Courage, et profite des semaines qui te restent ! Bises 🙂

  2. Bonsoir ou plutôt bonne nuit!!
    Je comprends ta décision mais c’est un choix très personnel.
    Je trouve que je suis débordée avec une seule fille. Et quand je pense à reprendre un travail, c’est pour retrouver un exutoire. Moi, féministe avertie, j’ai choisi de rester à la maison pour élever mon enfant d’après mes idéaux d’éducation. Je me retrouve femme au foyer à gérer toute l’intendance de mon foyer et mes horaires sont 10h-2h du matin du lundi au dimanche (chercher l’erreur?!!). Alors je suis impressionnée et effrayée par les femmes qui arrivent à tout faire en travaillant. Ma fille déborde d’énergie et demande que je l’aide à traverser la maison à petits pas à 5 mois (alors que j’aimerais qu’elle reste assise sur son transat et qu’elle fasse des siestes…).
    Bref, je sais que nous avons de la chance de pouvoir rester ensemble toutes les deux et de profiter de ces moments qui passent très vite. Cela dit, je pense que certaines préfèrent avoir une vie professionnelle plutôt que passer son temps à changer des couches, chanter des comptines, jouer à déchirer du papier, froisser un gobelet, secouer un hochet, faire des purées à bébés et des repas à papa, …
    Il me semble donc que tu n’as pas à culpabiliser de ta décision. L’institutrice est remplaçable, pas la maman. Si tu veux et si tu peux profiter de tes filles à 200 %, c’est ton choix mais ce n’est pas une sinécure!

    1. Tes mots me projettent quelques mois en arrière. Un bébé qui dort.. Ça existe ? Comme tu le dis si bien, c’est sans relâche, à chaque instant, 24/24 et 7/7. Lorsque l’on travaille, on court, on fait différemment, on fait comme on peut. A chacun ou chacune de faire comme cela lui convient, en tous cas, car en devenant parent, on oublie vite les grands principes pour agir avec nos tripes et nos émotions.
      Je suis tout à fait d’accord avec ta dernière remarque : professionnellement, nul n’est irremplaçable. Le réaliser permet de prendre de la distance, et je dois avouer que 2 semaines après la rentrée, je commence enfin à réaliser que non, culpabiliser n’est pas une option !
      Aucun des deux choix n’est plus reposant, à chacun de voir, en revanche, lequel est pour lui le plus épanouissant.
      Heureuse d’avoir eu de tes nouvelles, mêmes si elles sont bien nocturnes, je vois que tu profites, c’est une chance de ne pas avoir à courir après ces années.
      Bises,
      Sarah

  3. Bonjour,
    Merci pour ton article très interessant Je me permets de te contacter car tu en connais du coup un bout sur les rouages du congès parental

    Est ce que tu saurais me dire :
    – si le congès parental est terminé avec retour à temps plein au travail, on ne peut pas en rprendre un autre dans la foulée (6 mois apres par exemple)
    – C’est donc 1 seul congès parental par enfant, ou 1 seul congès parental par parent ?? C’est à dire que si je prends un congès parental de 3 mois en 2018, ma compagne ne pourra pas prendre un congès parental en 2019 ?

    Merci d’avance et encore merci pour ton article 🙂

    1. Bonjour,

      Merci pour ce commentaire, cela me fait très plaisir de partager mon expérience et de voir qu’elle peut être utile à d’autres !
      Concernant tes questions très précises, je ne peux malheureusement pas te répondre en détail… Mais je vais essayer de faire au mieux ! 🙂

      – « Lorsque le congé parental est terminé et que l’on reprend son travail à temps plein, peut-on prendre un autre congé parental par la suite ? » –> Je ne saurais te répondre précisément car pour ma part (je suis fonctionnaire), je ne l’avais pas demandé au départ (après mon congé maternité, j’étais en « sans solde » donc sans aides car en attente de mutation). À la lecture de la loi, il semble que l’on puisse le prendre quand on veut jusqu’aux 3 ans de l’enfant, mais les indemnisations de la CAF ne couvrent pas toute cette période. La caf indemnise dans la limite de 24 mois, auxquels il faut déduire les mois du congé maternité (donc 20 mois environ). Si l’on retravaille entre temps, je ne sais pas du tout si on peut le demander à nouveau…

      –  » Un seul congé parental par enfant, ou un seul congès parental par parent? » –> Les réformes du congé parental permettent aux deux parents de le prendre chacun leur tour pour le même enfant, et dans ce cas, la durée du congé parental peut dépasser les 24 mois prévus. C’est une super alternative, qui permet à chaque parent d’en bénéficier, et d’allonger la période d’indemnisation. Il me semble donc que si tu prends un congé parental de 3 mois, ta compagne pourra en prendre un elle aussi par la suite, mais c’est à vérifier avec votre section départementale de la CAF.

      J’espère avoir pu t’éclairer un peu, mais je te conseille fortement de contacter directement la CAF qui saura répondre à tes questions, en tenant compte de votre configuration familiale et professionnelle. Ils ont un numéro de téléphone, et tu peux également prendre RDV en ligne. S’ils ne réussissent pas à te répondre à l’accueil, ils te recontactent ensuite, après avoir transmis ton dossier aux personnes compétentes, il ne faut pas être pressé, mais ils répondent vraiment aux questions !

      N’hésite pas à me tenir informée, cela m’intéressera de savoir si dans votre cas ça a pu fonctionner comme vous le souhaiter ! Bon courage à tous les deux,

      Sarah

  4. J’aurais du reprendre au 15 mois de ma fille, mais la laissée grandir avec des autres je ne m’en sentais pas la force, moi la carriériste … Celle qui criait, hurlait quand on lui parlait de mère au foyer, je n’a jamais été aussi heureuse qu’a ses cotes …
    Bien sur je ne me suis jamais autant serré la ceinture, mais son amour et ma vie a ses cotés valent bien tous les sacrifices financier du monde <3

    1. D’où le bon vieil adage : « Avant j’avais des principes, maintenant, j’ai des enfants » 😉 ! C’est génial que tu aies eu le courage de profiter, je pense aussi que ça en vaut la peine, ces années défilent à une vitesse folle, on ne les rattrapera jamais… Alors autant s’écouter et faire en fonction de ce que l’on ressent.

  5. Mais tu as tellement raison ! Et tu parles de ton propre bien-être seulement à la fin…
    Profite de ce moment pour passer du temps en famille, mais aussi pour toi.
    Et si cette « pause » (qui n’en est pas vraiment une car en congé parental on ne fait que courir en général) fait que tu as plus de temps pour écrire, quelle bonne nouvelle pour tes lecteurs !

    1. Merci pour ton soutien, c’est difficile pour moi de totalement lâcher prise et accepter (sans culpabilité) de prendre du temps pour moi… Mais j’y travaille 😉 ! Et je suis parfaitement d’accord, lorsque l’on est en « congé » parental (qui n’a de congé que le nom), les journées sont tout autant remplies que lorsqu’on travaille, voir plus car l’on se met une pression incroyable pour réaliser encore plus de choses, occuper « mieux » les enfants, on se met aussi à prendre une part plus importante des tâches ménagères, bref, ce n’est pas de tout repos d’être parent, quels que soient nos choix de vie !

    1. Oh merci ! 🙂 Bon c’était mon premier jour aujourd’hui, et je t’avoue que je ne suis pas encore totalement sereine, j’ai toujours l’impression d’avoir oublié de faire quelque chose hehe ! Mais ça va venir ! Bises

  6. en fait moi je te trouve super courageuse de faire ce choix …. Moi , mère de 3 enfants en fait j’ai l’impression de plus profiter d’eux en travaillant justement.. Les rares périodes de ma vie ou je n’ai pas travaillé, en fait je les supportais plus !!! Apres j’ai fait le choix de changer de secteur afin de pouvoir être quand même plus disponible pour eux.. Bref, en fait faut juste trouver son équilibre à soi 😉

    1. C’est vrai que je trouve aussi qu’en travaillant, on a en quelque sorte un soupape de décompression, on ne pense plus à la maison et aux corvées et on déconnecte vraiment pendant quelques heures ! Mais avec l’enseignement, ce qui était complexe à gérer était la masse de travail restant à faire à partir de 21h… Comme tu le dis, ce qui compte, c’est de trouver l’équilibre qui nous est propre :-).

  7. Je te l’ai déjà dit j’ai adoré cet article !
    Tu as eu raison de le faire, d’oser franchir le cap même si cela peut être mal vu !
    Rien n’est immuable, tu reviendras peut être à l’enseignement, tu auras peut-être de jolis projets qui t’emmèneront très loin ! Tu pourras aussi profiter de tes enfants et ça se sont des instants tellement précieux !
    Bisous

    1. Merci Clarisse, venant de toi cela me touche d’autant plus ! Et c’est exactement ça, on ne sait jamais de quoi demain est fait, je sens que dans les 2, 3, peut-être 5 prochaines années, j’ai besoin d’être disponible pour mes filles tant qu’elles sont petites, ne rien louper, ou du moins pas exprès :-). Et lorsqu’elles auront un peu grandi, je repenserai à ma carrière différemment, c’est certain. Bises !

  8. Personne ne devrait te jeter la pierre pour avoir su écouter les besoins de ta famille et tes besoins aussi ! Tu n’as pas à culpabiliser vis à vis d’autrui de saisir cette opportunité qui, peut-être, t’ouvrira de nouveaux horizons. Me concernant, je travaille à 80% et il est hors de question que j’y renonce car j’ai besoin de cette journée pour profiter de mes enfants. Et je le continuerai encore, si on peut se le permettre, une fois que l’on aura plus les remboursements. Etre là pour mes enfants est une chose plus que nécessaire pour me sentir Maman.

    1. J’en parlais avec une collègue, qui après son 3ème enfant a fait le choix de rester à temps partiel. Et bien pour rien au monde elle n’aurait fait autrement ! Elle me disait avoir pu profité de ses enfants, avoir toujours pu se rendre au travail avec plaisir, bref un équilibre idéal pour elle. Et que je la comprends ! :-). C’est super que tu aies l’envie et la possibilité de continuer à profiter d’eux, au delà de leurs 3 ans. Car lorsqu’on devient parent, ce n’est pas que pour gérer les couches et les biberons ;-). Bises

  9. Super !! Tu as pris une bonne décision si c’est celle du bonheur de ta famille et toi. C’est sur que tout le
    Monde ne peut pas être dans ton cas. Il y en a beaucoup aussi qui n’ose pas alors bravo pour ça. Si tu as des idées en plus pour l’a enir c’est parfait. Profite bien des tes enfants.
    Cedric, Papa Ratatam

  10. Tu me fais fantasmer (comment ça c’est bizarre comme phrase d’accroche).
    Ce congé parental, je l’ai tourné retourné dans ma tête. Chez nous c’est pareil. En décembre, j’étais chez le pédiatre toutes les semaines, parfois même deux fois. Chez le vétérinaire aussi d’ailleurs. Quand mon téléphone sonne, je flippe que ce soit l’école ou la crèche, ce qui est déjà arrivé plusieurs fois. Au boulot, je suis à moitié là, à la maison aussi. Je suis à temps partiel mais ça ne suffit pas forcément (ces nazes de virus n’attendent pas le jour de ‘repos’). Néanmoins, d’après mes infos, ce congé est prenable quand tu veux sauf dans la fonction publique hospitalière où il fait suite au congé maternité, donc pour moi c’est rapé… bien sur souvent je me dis que je devrais me renseigner d’avantages sauf que je culpabilise énormément de les laisser tomber au boulot.
    Enfin breff, je parle de moi pour te dire que vraiment, vraiment, tu as fait le bon choix. On n’a qu’une vie.

    1. Ohhh la la mais quelle loose !!!! Je ne savais pas que cette loi différait selon les corps de métiers ? Tu en es certaine ? Car franchement, j’ai beaucoup hésité, mais depuis que cette décision est prise, à chaque éternuement de mes enfants, un frisson me parcourt le dos, puis je me sens tout à coup rassurée : je peux être dispo, je SUIS dispo !!! (car avec un mari dans le monde paramédical en libéral, je suis la seule à pouvoir être dispo… Et donc à devoir quitter mon poste au moindre appel téléphonique !)
      Je pense que nous sommes nombreuses à ne pas oser sauter le pas par culpabilité professionnelle, mais personne n’est « irremplaçable », et mieux vaut un remplaçant dispo à 100 %, le temps de revenir en pleine forme. Courage, tiens moi au courant :-). Bises

      1. Haha mais moi aussi je panique à chaque reniflement , je les bourre de doliprane, les envoie à la crèche/école en croisant les doigts…
        Bon chez nous le papa était absent depuis la rentrée mais il revient la semaine prochaine pour un mois et demi, on va voir si c’est plus facile. Et j’espère que le printemps balaiera cette vilaine vague de rhumes.

        1. Haaaaaa le printemps salvateur !!!! On l’aura attendu jusqu’à fin juin l’an dernier, espérons qu’il se manifeste un peu plus tôt cette année ;-). Bon c’est cool si tu repars pour un mois et demi avec des bras en plus !

      2. Coucou alors tout d’abord j’adore ton post et j’aimerai beaucoup profiter de mon bebe a venir ( une petite princesse pour juin ) cependant c’est mon premier bebe alors sais tu combien de temps peut durer mon congé parental et à quelle hauteur la caf nous aide ?comment doit on procéder pour en faire la demande

        1. Hello ! Merci pour ton gentil message, cela me fait plaisir de voir que mon expérience peut aider d’autres personnes :-). Puisque c’est ton premier enfant, il me semble que tu as droit à 6 mois avec des allocations de la CAF, et ton conjoint a également droit à 6 mois s’il souhaite le prendre. Les aides sont de 390€ environ, auxquelles tu ajoutes certaines allocations qui dépendent de ta situation, je t’invite à regarder de ce côté pour plus d’infos : http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/41933-prepare-condition-et-montant-de-l-aide-au-conge-parental et surtout à contacter la CAF de ton département pour avoir des informations personnalisées et plus précises (tu peux même prendre un rendez-vous téléphonique si tu ne peux pas t’y rendre, ce qui est très pratique je trouve).
          Pour le congé parental, tu peux le prendre directement à l’issue de ton congé maternité, ou bien quelques mois après, c’est ce que je viens de découvrir, et cela peut-être utile si tu souhaites cumuler avec des congés etc.
          En tous cas, je te présente toutes mes félicitations pour cette petite demoiselle d’été – tu peux d’ailleurs lire mon billet à ce sujet si cela t’intéresse 😉 https://bootsandpepper.com/2017/09/05/saison-grossesse-naissance-bebe/ – et je te souhaites plein de courage pour la suite et surtout plein de bonheur !

  11. Je trouve qu’il faut un certain courage, le plus dur étant de se justifier auprès des autres, et parfois même auprès de soi-même. Tu vois, je songe parfois à reprendre moi-même un congé parental, mais il parait qu’avec des filles de 7 et 9 ans, ça ne se fait pas! Le travail est une chose bien compliquée, la vie de famille en est également une, bref, difficile de trouver l’équilibre. Personnellement je marche sur un fil, jamais certaine d’avoir fait, de faire actuellement, et de faire plus tard le bon choix. C’est compliqué la vie. Et au fait, c’est quoi donc « rédactrice web »? Il faudrait qu’on en parle si un jour on se rencontre 😉

    1. « Il parait »… Mais ces mots là ne devraient pourtant pas nous effleurer l’esprit ! Et rédactrice web, c’est écrire pour des sites web, on en parle quand tu veux (et devant un café serait parfait) ! Ce n’est pas un métier d’avenir je pense, mais ça met du beurre dans les épinards en attendant :-).

  12. m’enfin !!! pourquoi aurais tu besoin de te justifier ??? si tu peux le faire fais le !!! oui il y a des mamans et des papas qui ne peuvent pas, pour pleins de raisons. Mais si tu peux, alors ne te pose pas de questions. il y a encore des boulets qui croient que instit’ c’est un boulot facile ?? qu’a 16h30 c’est terminé ? que les cours se préparent en 10 minutes pendant la récré ? tu m’étonnes que t’as du mal avec tes petits après en avoir géré 30… donc franchement, tu fais bien. et clairement a cet âge en plus en crèche c’est de véritables ramasse microbes, et je te parle pas de la varicelle, les miens ont été interdis d’école pendant 15 jours a l’époque ! heureusement que j’étais en congé parental moi aussi, sinon je ne sais as comment j’aurais fait, avec 2 jours enfant malade par an !!! le seul truc qui me surprend dans cet article finalement, c’est que tu veuilles changer de job, car tu as l’air de vraiment apprécier ton métier de professeur des écoles !

    1. Haaaaaaaa si seulement la plupart des gens pensait comme toi, les parents auraient bien plus confiance en eux (et alors les enseignants seraient un brin plus épanouis 😉 ).`La varicelle héhé j’ai eu la « chance » de la vivre pendant mon congé maternité. Elle a duré 1 mois puisque, bien entendu, elles l’ont fait chacune leur tour. Mais concrètement, je ne vois pas comment j’aurais pu m’en sortir si cela était tombé à un autre moment !
      Pour le changement, c’est juste pour un temps. J’ai besoin de trouver une alternative « alimentaire » qui me permette d’être dispo aux horaires que je souhaite. Du coup du télétravail ou autre me semble être un bon compromis, tant qu’elles sont toutes petites. Dans quelques années, je retrouverai les bancs de l’école avec grand plaisir ! 🙂

  13. Chacun a sa propre situation.
    Avoir le choix est certe une chance mais tu n’as pas t’excuser ! Profites de tes enfants et pour le reste, si tu peux le faire c’est que c’est prévu pour 😉

    1. Haha je ne m’étais pas rendu compte que ce billet avait une tonalité « d’excuses », mais vous êtes nombreux à m’en faire la remarque… Toujours devoir se justifier, c’est notre lot de parent, il reste tant de chemin à parcourir pour que la famille puisse être pour chacun, une priorité s’il le souhaite !

  14. Comme je te comprends!! J’ai repris mon boulot de prof aux 2 mois et demi de Lissou (ma seconde fille) et depuis… je lutte! Comme j’aimerai m’arrêter de travailler pour ne plus être à flux tendu H24… Mais je ne peux pas. Nous n’en avons pas les moyens et, même si je prenais un 80% ce ne serait pas viable car je bosse en fond de vallée et que l’on ne me trouverai jamais un remplaçant pour combler mes heures alors je serai obligée de les faire en heures supp’…. En tous cas tu as bien fait de t’écouter et de te poser l’enfance de nos enfants ne passe pas une deuxième fois…

    1. C’est quand même dingue que ce soit à toi l’enseignante, de culpabiliser parce que l’administration ne te « trouverait jamais de remplaçant » (je me suis souvent angoissée à ce sujet dès que l’une de mes filles commençait à voir de la fièvre, je trouve cela totalement injuste de faire porter ce poids sur nos épaules, mais c’est une autre histoire). J’imagine combien cela doit être difficile à gérer, quel courage ! Bises et prends soin de toi

  15. C’est vraiment bien que tu aies pu prendre ton congé parental. Je sais déjà que je ne reprendrais pas à plein temps (et plus si possibilité financière mais je ne crois pas (ahhh la vie en région parisienne…)) après mon congé maternité… Je comprends bien ton sentiment de courir partout et avec deux enfants je sais que rien que physiquement je n’en serai pas capable. Alors plein de belles choses, de beaux moments et de beaux projets pendant ce congé parental! Bises

    1. C’est génial si tu peux te permettre de reprendre à temps partiel, je crois que c’est la chance que nous avons dans la fonction publique : les regards sont tout de même moins jugeants lorsqu’on choisit de laisser une place à notre vie familiale. Surtout pour le deuxième enfant, c’est tellement intense ! Bises et profite de ces moments avec tes petits loupiots !

  16. Tu fais bien de profiter de cette possibilité ! Je ne suis pas enseignante mais je sais combien il faut s’investir pour faire ce métier alors si le mieux pour tes enfants, pour tes élèves et pour toi c’est de repartir en congé parental, fonce ! Ma collègue, maman de 2 filles de 1 et 4 ans vient de faire une demande pour repartir en CP dans 3 mois et je trouve ça super d’avoir cette possibilité .
    Et puis si quand tu reviens, tu es plus dispo pour tes élèves, tu as le sentiment d’avoir bien profité de tes filles et tu te sens reboostée tout le monde en sortira gagnant 🙂

    1. Effectivement, parfois il faut savoir faire face à ses « limites » ou mêmes tout simplement ses « envies », faire fi du reste et se lancer :-). Je pense vraiment que dans 1 an ou 2, tout sera plus simple, et j’aurai profité de mes bébés ! Bises

  17. Bravo d’avoir eu le courage de reconnaître que, là, tout de suite, dans ces conditions que tu décris si bien, c’était trop dur de cumuler un métier certes passionnant mais épuisant, et une vie de maman heureuse et épanouie !
    Alors je te tire mon chapeau, en espérant avoir le courage d’affronter le regard des autres, un jour, moi aussi ! 😉

    1. C’est quand même dingue d’en être (et nous sommes nombreuses je crois) à se poser la question beaucoup en fonction de ce que les « autres » peuvent nous reprocher… Au final lorsque l’on prend la décision, personne n’ose dire quoi que ce soit :-D. En tous cas, si tu en as la possibilité et l’envie, réfléchis y ;-). Bises

  18. Comme ton billet me parle ! J’ai repris le boulot aux 4 Mois de ma fille a l’époque ! Et 6 Mois plus tard je repartais en congé parental ! Cela fait 6 ans que je suis à la maison et si cela commence à peser, je ne regrette rien… par contre, je fais le chemin inverse et passe le CRPE cette Année ! Profite de tes filles, on n’a qu’une vie !

    Virginie

    1. Ahhh je me sens moins seule ! 😉
      Non mais ce métier est fantastique, mais là avec les poulettes de 3 et 1 an, c’était complexe à gérer… Dans 3 ou 4 ans ce sera beaucoup plus simple, clairement.
      Je te souhaite plein de bonnes choses, et si tu as des questions niveau didactique n’hésite pas hehe ! Bisous

  19. Bon, tu sais ce que j’en pense je crois 😉 C’est un droit dont il faut profiter; et je dirais surtout que la chance c’est de pouvoir l’assumer financièrement, car malgré l’aide de la CAF, on est bien loin d’un salaire ! Et être en congés parental n’est pas non plus de tout repos (je suis bien placée pour en parler :-P) cela dit c’est aussi une parenthèse idéale pour remettre les compteurs à zéro et commencer sa deuxième vie, celle où on est assez vieille pour savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, et pas encore assez pour se die que ce n’est pas possible 🙂 Je te souhaite le meilleur Sarah et surtout tu as raison de croire en tes rêves (heu rédacteur web c’est la marche pour auteur tout court, hein ;-))

    1. Ah bon, tu as un avis la dessus toi ? 😀 Ca mériterait un article un peu plus engagé politiquement je crois… En tous cas, on pourrait déjà tenter un « vis ma vie », et échanger nos deux boulots pour 1 mois ou 2, ce serait une bonne base de réflexion je crois ;-).
      Et évidemment, rédacteur web est un job alimentaire, mais justement le job alimentaire qui (je l’espère) laisse le plus de latitude aux autres projets gniark gniark. Bref. On les fête quand, nos anniversaires ? y’a besoin, là, y’a besoin !

  20. Je ne suis pas PE mais PLP, cependant les idéaux des gens je m’assoie dessus 😀
    D’ailleurs c’est tellement bien que Nous sommes depuis trois ans en manque d’enseignant dans mon lycée. Malgré de nombreuses candidatures, de nombreux essais… Curieusement, c’est tellement bien d’être prof qu’ils font 15 jours et s’en vont s’en demander leur reste… Bref je m’enflamme toute seule 😉
    Visiblement tu as bien réfléchi à la situation et si ce congé tardif semble être une solution, tu aurais tort de t’en priver. Tu n’a pas à t’excuser d’avoir besoin de qqc qui est un droit.
    Je ne pense pas que ce soit une chance. Tu te donnes simplement les moyens d’aller au bout de tes envies, de tes besoins.

    Profite bien de tes pépettes et je te souhaite de trouver ce que tu recherches au travers de ce congé parental <3

    1. Je pense que l’on se comprend 😉 Et la maxime « passe donc le concours » reste un bon mantra hahaha ! Merci en tous cas pour tes mots encourageants, je sais que je n’ai pas à me justifier mais j’ai eu quelques réserves à publier cet article, car je sais que beaucoup n’ont pas ce choix, justement… Mes le plus important reste d’être honnête avec soi-même, et faire ce qui nous semble être le mieux pour nous et notre famille. Bises

  21. Tu as effectivement une sacrée chance et tu aurais bien tort de ne pas en profiter. Si j’étais dans la même situation, je n’hésiterais pas une seule seconde ! Alors cours vers ton destin et prends le à bras le corps 🙂

    Cécilia

    1. Oh un grand merci pour ces encouragements ! Je mesure cette chance justement, comme toujours elle me fait presque culpabiliser… MAIS ! Peu importe ! je fonce, et l’avenir nous dira si j’ai eu raison :-). Bises !

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