Cosmétique de l’ennemi(e), ou les 7 fléaux de la femme enceinte (et comment y survivre)

La cosmétique de l’ennemi… Mais lequel au juste ?

J’ose présumer que vous ne m’en voudrez pas trop si je pousse le vice jusqu’à emprunter le titre de ce roman d’Amélie Nothomb. Le premier que j’ai lu de cette auteure (désolée chères ami.e.s, le -rice m’arrache les yeux, sauf quand il es pilaf… (pardon…)), acheté au hasard un soir de mars.

Couverture du roman d'Amélie Nothomb cosmétique de l'ennemi au format poche

Je l’avais choisi tant pour son titre enigmatique que pour la silhouette brumeuse tentant de fuir sa couverture. Il m’était apparu dans les méandres du rayon librairie d’un tabac-presse, oublié au milieu d’une gare déserte, alors que je m’apprêtais à partir pour quelques semaines au fin fond des Hautes Pyrénées. J’avais alors pour projet, toute étudiante désoeuvrée que j’étais, d’aider ma mère dans une vaste et périlleuse entreprise. Elle se lançait dans la réfection d’un hôtel de cure abandonné depuis plus de 30 ans, au bout du bout d’une ancienne station thermale, elle aussi à l’abandon.

Ses charmants employeurs de l’époque ayant jugé qu’il ne faudrait à cette brave salariée que quatre semaines pour sauver cet hôtel délabré et honorer ainsi les premières réservations de clients ne se doutant aucunement que leur chambre n’existait tout simplement pas encore, j’avais abandonné mon fabuleux poste de caissière chez Leclerc (et les bancs de la fac, mais les grèves aidant je n’avais pas grand chose à y perdre), la fleur au fusil, afin de lui tenir, sinon compagnie, pour le moins un brin de causette.

Après tout, une femme et une adulescente, perdues au milieu des bois, à l’orée des Pyrénées, quoi de plus bucolique pour attendre gaiement l’arrivée du printemps (spoiler : en montagne, le printemps ne se manifeste pas en mars).

Beaucoup de virgules, certes, de nombreux détails, j’en conviens, mais cette énumération semble être le minimum syndical pour que vous puissiez visualiser le caractère passablement dramatique que pouvait alors revêtir le fait de débuter une telle lecture, grelottant de froid, dans le wagon à moitié vide d’un Corail Intercités orange flamboyant… Pour rejoindre un hôtel abandonné. Dans un village abandonné. Shining, en veux-tu ? En voilà…

Mais là n’est pas le sujet. Et même si je ne peux que vous encourager à dévorer ce court et pour autant fabuleux roman (ou un autre), j’en reviendrai à mon sujet originel : les sept fléaux de la femme enceinte. Et comment les combattre. Vaste projet s’il en est.

Les sept fléaux de la femme enceinte, et comment en venir à bout

 

Une femme enceinte sur la plage avec une couronne de fleurs

Permettez moi maintenant de vous tutoyer. À ce stade de notre lecture, nous allons gagner en intimité (si ce n’est perdre en dignité), pour aborder bon nombre de détails folichons à souhait. Je pense qu’il conviendra de décider que nous pouvons maintenant tout nous dire, tout partager.

Nous allons donc ici parler de ce à quoi tu as droit, toi, femme et future mère accomplie, lorsqu’un petit être mutant pousse la témérité jusqu’à oser se nicher dans tes entrailles (pour une temporalité que nous pourrons qualifier de relativement longue), réclamant SA place, errant et repoussant ainsi les limites de ton pauvre utérus malmené, à la recherche de son identité, écrasé entre tes boyaux et tes abdominaux (abdomi-quoi? Hahaha…).

Que peux-tu faire maintenant, pour sauver les apparences, pour prendre soin de toi dans ces moments où tu ne maîtrises (presque) plus rien, et où, de surcroît, grâce à la magie de la physiologie, tout ce que tu ingères et/ou tartines sur ta peau (douce et liiiiiiisse) a une chance de se frayer un chemin jusqu’à ton futur prodigieux descendant ? Et que, disons le de suite, tous ces charmants excipients, colorants, huiles essentielles ou pesticides ne sont pas forcément tes alliés, sauf si tu cherches le mouton à 5 pattes, mais ceci est une autre histoire… (je pense avoir assez digressé pour que vous ne m’en vouliez pas trop de rester dorénavant concentrée sur le thème que nous avons choisi d’aborder aujourd’hui).

Aparté

Je suis loin d’être un exemple écolo, vegan ou autre qualificatif sain et dans le vent… Cependant, avec le temps, je m’intéresse de plus en plus aux conséquences et à l’impact de mes choix sur mon environnement. Pour l’instant, justement, mon environnement étant plutôt restreint (pas que mes occasions de sortir danser se soient effondrées comme peau de chagrin… Quoi que…), j’ai tenté de faire un petit tri dans les produits cosmétiques « baby-safe« , ou encore « foetus-love-and-green« . En gros, le moins pire du pire, dans l’attente de la délivrance. N’étant pas une grande cosméto-addict, la liste de ce jour sera plus que succincte. Je te mets donc à contribution :  si tu as testé certaines marques ou produits, n’hésite pas à nous en faire part en commentaire, je me ferai un plaisir de tenir cette liste à jour pour les futures primipares insomniaques tentant de s’endormir au gré d’un détour sur cette page.

Revenons donc à notre ennemi, celui qui fera de ta peau une version top tendance et unique de la tente Queshua

Ou mais la version striée, c’est beaucoup plus in.

Je rappelle ici à toutes fins utiles que ce billet n’est aucunement sponsorisé, pas de liens affiliés, et tout le tintouin… Tu m’as pris pour une influenceuse ou quoi ?

Ennemi n° 1 : la Verge… ture

(Rire à ses propres blagues est, parait-il, le paroxysme du manque d’humour.)

Donc oui, pour lutter contre cette fabuleuse oeuvre de body art, je n’ai rien trouvé de mieux que la fameuse huile sèche bio Weleda anti-vergetures. Alors certes, tu auras peut-être le sentiment d’être habitée par la caissière de chez Nature et Découvertes, qui plus est un 23 décembre à 18h13, mais son efficacité a été redoutable sur mon fabuleux abdomen et mes fessiers. Je ne suis pas non plus une acharnée, et une application par jour, au saut de la douche a suffit. Aucune vergeture à mon actif, mais est-ce véritablement l’huile, ou l’élasticité de ma peau, le doute subsiste. Je te laisse donc le soin d’en conclure ce que tu souhaites, et de choisir toi-même le pourcentage de prise de risque qui te convient.

huile sèche weleda bio anti vergetures

Si toutefois, tu es allergique à l’odeur caractéristique de ce temple du cadeau inattendu, je te propose une alternative vegan et bio (je tourne mal, définitivement… Clap) : l’huile de coco. La basique, alimentaire, celle qui ne coute pas un rein suffit très bien ! Elle a de plus des propriétés assainissantes et antifongiques, ce qui peut être très utile lors de l’allaitement (autre moment glamour s’il en est). Attention à sa texture, passé 25°C elle retourne à l’état liquide. En cas de fortes chaleurs, il est donc préférable de la conserver au frais (et d’éviter ainsi la surprise du premier matin un peu caniculaire, où la femme enceinte, avec sa douceur habituelle empoigne avec vigueur ledit pot d’huile de coco, le dévisse avec sa douceur légendaire, et voit le contenu recouvrir l’intégralité du carrelage de la salle de bains. Rappelons qu’il s’agit d’huile. C’est sympa à nettoyer, enceinte, une patinoire intérieure. Toute ressemblance avec des personnes ayant existé ne serait que fortuite).

L'huile de coco anti-vergetures pendant la grossesse

Ennemi n° 2 : la peau qui pendouille, telle le rideau de l’Opéra Garnier

Attends, pour ça, il va d’abord falloir accoucher.

Ennemi n°3 : le visage rougeaud et qui tiraille

Là encore, il va falloir se battre dans les rayons de ta parapharmacie préférée… Car personnellement, je n’en ai trouvée qu’une qui était à la fois :

  • assez agréable pour que je me l’applique quotidiennement avec plaisir
  • assez douce pour ne pas me transformer en homard trop cuit (vive les peaux réactives).

crème pour le visage bio weleda à l'amande

Je citerai donc encore une fois mon ami Weleda, mais dans sa gamme pour peaux sensibles et sans parfum. Certes, la crème visage à l’amande Weleda n’est pas très funky, mais elle fait le job et te permet de sourire sans te sentir tel l’un des frères Bogdanoff dans la fleur de l’âge.

Les frères Bogdanoff

Ennemi n°4 : la rétention d’eau et les jambes lourdes

Alors oui, j’ai un mec parfait, masseur-kinésithérapeute, qui masse à loisir et réalise de divins drainages lymphatiques… À ses patients.

Pour ma part, sans carte vitale, point de salut. J’ai donc opté, bon gré mal gré, pour la bonne vieille technique des bas de contention. Et là je m’adresse à la fashionista qui sommeille en toi : sache que ces bons laboratoires ont pensé à toi ! Ils font désormais des bas de contention spécialement conçus pour les été caniculaires, idéalement découpés au niveau des orteils pour que tu puisses arborer de merveilleuses petites sandales nude… Je te mets une photo, c’est fait pour rêver…

Les bas de contention pieds ouverts

Ennemi n°5 :  le poil, difficile d’accès le saligaud

Je pense que personne ne trouvera à me contredire, mais s’épiler harmonieusement, à minima jusqu’au septième mois, relève ni plus ni moins du parcours du combattant. Quand on voit à quoi nous en sommes réduites niveaux lacets, imaginer atteindre et « voir » son entrejambe avec l’équivalent de 3 pastèques mûres au niveau du nombril, j’ai beau chercher, ça ne m’évoque rien de gracieux ni de douillet.  Lorsqu’un merveilleux après-midi, à cheval sur la baignoire dans ma prestigieuse salle de bain, un pied sur le miroir, l’autre en équilibre dieu sait ou, au moment de tirer la fameuse bande j’ai ressenti THE contraction, j’ai très rapidement remballé le reste de mes poils, et foncé chez l’esthéticienne la plus proche que j’aie trouvé. Grand bien m’en fit.

Donc sauf si tu as âme guerrière et l’esprit belliqueux de Xena, je te conseille de ne pas trop braver les éléments, et laisser une charmante personne dont c’est le métier, s’occuper de tes zones préférées.

 

 

Ennemi n°6 : les cernes

Tu m’en vois navrée, je n’ai pas encore trouvé… Je suis donc preneuse de bons conseils (et me répondre « dormir 8h par nuit » n’est pas autorisé).

Ennemi n° 7 : les odeurs

Ah le marché… Ses légumes multicolores, ses fruits gorgés de soleil, ces fromages frais non pasteurisés auxquels tu n’as pas droit… Et ses dégoulinures de jus de poisson, ses oignons pourris abandonnés, ses feuilles de laitue noircies et piétinées… Voilà pourquoi, les hormones aidant, depuis quelques mois tu ne fréquentes plus les marchés.

Des mains qui empoignent des raisins au marché

Mais les odeurs, insidieuses se cachent partout, et notamment prioritairement sur ton cher petit corps. Et là, quelle proximité…

Pour te laver le corps, je te conseille les savons de Sarah (quel prénom charmant…), qui a fondé la savonnerie Herbe Folle. Tous ses savons sont bio, vegan, sans huile de palme et saponifiés à froid. Et le petit trésor pour ton corps de femme enceinte qui ne supporte plus grand chose est le Calendoux, formulé sans huiles essentielles.

Le savon herbe folle Calendoux idéal pendant la grossesse

Concernant ta crinière, rien de tel que le shampoing solide Lamazuna au chocolat, dont j’avais d’ailleurs fait l’éloge il y a quelques mois.

Shampoing solide Lamazuna au chocolat

Pour les déodorants, tu peux également te tourner vers les déodorants solides, bien moins cracras que ton Dove anti-transpirant chéri… Mais attention aux huiles essentielles ou au bicarbonate de soude qui peut être très allergisant.

Voilà pour cette liste, qui t’aidera je l’espère à survivre à ces nombreux désagréments.

Et sinon, si je ne t’ai pas convaincue, il te reste à fuir le reste de l’humanité, notamment le supermarché.

Et toi, aurais-tu des produits miracles à partager, et utilisés (à tout hasard) pendant ta grossesse ?

(Et pour la suite de ces grandiloquentes aventures, je vous envoie vers ma comparse Julie qui nous détaille les produits qu’elle utilise pour le change de son fils.)

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24 réflexions au sujet de « Cosmétique de l’ennemi(e), ou les 7 fléaux de la femme enceinte (et comment y survivre) »

  1. Weleda, j’ai une dent contre eux :
    Massage et application de leur fameuse huile deux fois par jour enceinte (un miracle quand comme moi, tu es plutôt du genre à te démaquiller sous la douche et à ne mettre de la crème hydratante sur les mains que lorsque la peau se fendille…)
    Et bien 3 semaines avant d’accoucher, paf, vergetures sur tout le bas du ventre ! 🙁

    Je pense que malheureusement, si ça doit craquer, rien ne pourra l’empêcher.
    Du coup je n’ai rien mis sur mon ventre pour la deuxième grossesse et pas une vergeture supplémentaire 🙂

    Et j’ai adoré l’intro à la shining… tu nous raconteras la suite 🙂 ?

  2. C’ets original comme introduction 🙂
    Pour les cernes je n’ai toujours pas trouvé de remède, peut-être avoir une nuit de 24H non stop 😀

    Par chance je n’ai pas eu de vergetures, il me semble que c’est pas tant le produit en lui même qui fait effet mais l’action de masser pendant un long moment, ce qui permet d’assouplir les fibres de la peau. Après si ça doit péter ça pétera malheureusement !
    Bisous

    1. Merci pour l’introduction… J’ai tendance à m’égarer quand je m’y mets :D. Pour la nuit de 24h non stop, je pose une option d’ici… 18 ans ? Bon et pour les vergetures, je pense aussi que c’est un peu la grosse loterie… Alors bon à chacune de voir si ce petit rituel apporte un peu de douceur.
      Bises

  3. Ah… Les produits Weleda! La bible du cosmétique! J’utilise depuis longtemps la crème de jour à la rose, je l’adore, enceinte ou pas. Sinon, je n’avais pas de produits particuliers, juste de l’huile d’amande douce pour les fameuses vergetures. Certains gynécos la prescrivent, d’autre la proscrivent, argumentant que ça ne sert à rien… En tout cas, je n’ai jamais eu de vergetures 😉

    1. C’est un peu comme dans tous les domaines j’ai l’impression : quand on est enceinte, tout le monde a son mot à dire, et certains crient au scandale quand d’autres ne jurent que par A ou B… Bref… Je suis une fan inconditionnelle de Weleda aussi (et des Weleda Bioty Tour s’ils pouvaient m’entendre et me faire un passe illimité mouhahaha), mais encore jamais testé la crème de jour à la rose. Attends, je vois une parapharmacie par la fenêtre de mon bureau. Je reviens…
      Et welcome dans la team No Vergetures !
      Bises

    2. Je me tâte depuis longtemps à propos de la crème de jour à la rose, je crois que je vais franchir le pas !
      Mon humble avis est que sans crème, c’est pire. J’ai les fesses zébrées depuis l’adolescence (je ne regardais pas assez mes fesses), en revanche, m’étant crémée sans relâche pour mes grossesses, je n’en ai attrapé aucune supplémentaire.

  4. Je plussoie la théorie de la peau élastique. Surtout pas taper, mais j’ai passé mon PEL dans de la super huile lors de ma première grossesse, avec, ô miracle, un résultat parfait. Lors de la deuxième, étant la deuxième et donc en mode nettement moins giro-centrée, je n’en ai pas mis plus d’une noix en 9 mois… pour le même résultat… Et pourtant, la peau tiraillait un max !
    Donc au final je n’apporte aucun truc de plus, mais juste de quoi me faire lyncher… je dois être maso

  5. Pour ce qui est des vergetures je pense que les soins miracles n’existent pas et que tout dépend de la peau qu’on a. Parce que je me suis tartinée d’huiles hors de prix matin et soir pendant neuf mois, et pourtant ma peau a craqué de PARTOUT.

    1. Oui, je suis assez d’accord, je pense que nous ne sommes pas toutes à égalité sur ce terrain… Mais bon dans le doute ça ne fait pas de mal d’essayer? Cela dit, pour avoir été zébrée à l’adolescence, au final c’est rassurant de voir qu’elles finissent par s’estomper.

        1. Et bien écoute le petit canelé est en vente sur leur eshop, et chez pas mal de revendeurs en boutique… Et puis bon 10-12€ qui durent des mois c’est pas non plus l’investissement du siècle, même si la première fois on peut douter.
          En tous cas merci pour tes compliments sur mon introduction ! Moi qui me disait que personne ne prendrait le temps de la lire héhé, cela me fait d’autant plus plaisir !

  6. Dommage pour les odeurs ça m’aurait aidée mais je ne suis plus enceinte… Sinon je l’ai toujours dit enceinte ce n’est pas ses pieds qu’on perds de vue en premier si tu vois ce que je veux dire…

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